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Mon cher courage, les temps sont bien durs.J'ai reçu un mail récemment. Une chaîne, pour changer. Que j'avais déjà reçue, je crois bien.
L'effet fut très différent de d'habitude. Il me laisse une certaine amertume.
"Dis toujours aux gens ce que tu ressens à propos d'eux, tu te sentiras mieux quand ils le sauront.
Personne ne mérite tes larmes et tes pleurs, et celui qui le mérite vraiment ne te fera jamais pleurer.
Si tu as un meilleur ami, prends le temps de lui dire ce qu'il représente pour toi.
Et sois certain(e) que moi, je ne t'oublierai jamais.
Ne quitte jamais celui que tu aimes pour celui qui te plais car celui qui te plais te quittera pour celui qu'il aime."
Malgré le temps qui s'écoule, ce vide dans mon c½ur ne se comble pas. Ici les jours se ressemblent, je constate que rien ne change. Les gens te regardent marcher, te regardent sourire. Leur jugement est déjà fait, ton identité publique déjà pré-établie. Toute dérogation à cette identité sus-nommée sera sévèrement punie.
...Je voudrais tout, tout faire pour que cela change. Ouvrir les yeux des autres. Stopper certaines réactions stupides, certaines réflexions blessantes et inutiles, et puis les allusions crétines, le manque d'ouverture d'esprit, l'hypocrisie, les gens qui s'mêlent de ce qui ne les regardent pas.
Rares sont ceux à qui je permets d'être, de temps à autre, aussi infantiles. Parmi ceux-là, il y a lui*, je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs, mais je lui passe tout. Il y a ma meilleure, Mel, et ces filles-là, elles sont là depuis le début.
Je me dois de cesser, moi aussi, cher courage, des caprices trop puérils. L'autoritarisme et la possessivité qui sont mes traits principaux ruinent mes relations. Mon manque de sang-froid peut tout gâcher en un instant. Mon intolérance m'éloigne des autres et me laisse froide, glacée. Tout se dégrade.
Ils disent que j'ai eu une sale période, tu sais. J'fais d'mon mieux maintenant. C'est dur parfois, mais il* a dit, donc, que c'était bien, et ça fait chaud au c½ur. C'est très bizarre, c'est tellement paradoxal tout ce que je dis là. Mais être appréciée, même un tout petit peu, par ce garçon-là* qui semble m'ignorer la plupart du temps, c'est quand même un peu bien pour mon ego.
J'suis toujours aussi dingue* de cette fille, là, Mélanie, et même plus que jamais. J'ne saurais pas décrire cette relation par des mots. Décrire tout ce foutre de sentiments, cette joie qui m'égaye quand je la vois sourire. Et ce désir toujours plus fort de la voir heureuse.
J'ai tellement l'impression de me mouver dans du coton. Avancer est difficile. L'oublier est difficile, quoique le plus dur soit d'oublier mes erreurs. C'était beau, c'était nous. Et je n'en regrette rien, si ce n'est la fin. J'étais censée prendre le dessus sur mes peurs, mes blocages. Et on était censés vivre heureux, longtemps. ...C'était une supposition aberrante. On s'y fait. On s'y fait toujours.
La prochaine fois, tu sais, mon cher courage, je ne me voilerai pas la face ! Je ne fuirai pas ! La prochaine fois, je serai heureuse jusqu'à la fin des temps, et je ne blesserai plus jamais...ceux qui sont i les plus chers à mon c½ur. Je t'en fais... Non, je lui en fais la promesse.
En attendant ce jour-là, cher courage, je te prends de mes deux mains et je ferme l'accès à mon c½ur. Ça suffit, les coups de foudre, pauvre fille immature. Le jour où je serai prête à aimer, à aimer totalement, que je rencontrerai un être aussi exceptionnel que celui qui fut mon meilleur ami, je pourrai peut-être ressortir la clé... Et ce jour-là, H, tu verras. J'aurai grandi.
C'est le prince charmant des filles de mon temps _#
& it's the End.